Ouep, je suis un « Leicaïste » !

Mon matériel actuel photographique numérique est minimaliste, j’ai souhaité le meilleur de ce qu’il se faisait en appareil télémétrique.

Avant de me dire « Je veux un appareil photo avec le moins d’électronique possible, et surtout sans assistance de mise au point (d’autofocus quoi) », j’ai eu moultes appareils photographiques.

Plus jeune, mon premier numérique fût un appareil de la marque Olympus, le E-410. Pour faire simple, j’ai vraiment peu utilisé cet appareil acheté d’occasion. J’étais inexpérimenté et surtout un peu trop jeune, je devais être âgé de de 11-12 ans.

Mon premier appareil :

Bref, comme j’ai écrit dans ma bio, j’ai démarré sincèrement la pratique de la photographie à 17 ans lorsque j’entrais en première année de droit à Lille. J’ai utilisé d’abord un Olympus EP-3, du micro 4/3 . Mes premières expériences photographiques sérieuses remontent donc à ça.

Histoire de rire un peu, voici quelques images de cette époque prise avec mon Olympus, qui prouvent que le talent en photographie, n’existe pas.

Autoportrait dans mon premier 17m2 Lillois en 2017
Essai de « Light painting » – 2017
Encore un autoportrait : Vous connaissez Exodia (Yu Gi Oh) ?
Dans mon recoin secret en campagne – Pihem 2017

Bref, une époque où je me baladais partout avec mon appareil, c’était la première fois où je me baladais dans les rues Lilloise mon appareil à la main. C’était franchement effrayant au début, j’avais peur du vol, et peur de passer pour un pervers. Prendre en photo un étranger dans la rue c’est vraiment pas naturel, et c’est là que je vois mon évolution.

Bref, je me sentais limité par cet appareil tout automatique, et ce que j’aimais moi, c’était les reflex.

Mon passage chez CANON :

Alors j’ai revendu mon Olympus, et j’ai démarré la quête de mon nouvel ami. Je me suis fixé sur le Canon 5D, la version 1 ou communément appelé  » Canon 5D Classique ». J’ai acheté mon 5Dc à un violoniste Lillois, et c’est avec cet appareil que j’ai clairement démarré mon long chemin de photographe.

Voici des extraits de ma première sortie en photo de rue avec ce Canon.

Encore un autoportrait dans mon second appartement, et là, c’est net – Lille 2018
Première personne que j’ai prise en photo dans la rue et pour un JPEG d’un appareil antique, c’est beau. Lille – 2018
Parce que ça manquait un peu de chat, voici Omer tout jeune – Fin 2018 Lille

Sincèrement, cet appareil était parfait. Déjà, il était vraiment abordable, je crois l’avoir payé entre 150/200 euros à l’époque, franchement pour un numérique plein format (Full frame pour les anglicistes), c’est pas cher. Cet appareil à tout ce qu’il faut pour plaire à un débutant, déjà, les menus sont simples et les réglages aussi. Tout est fait pour se concentrer sur la photographie. Il faut se rappeler que cet appareil fut le premier numérique plein format au monde, il date de 2005, il avait déjà au minimum 10 dans les pâtes ce boitier. Comme certains disent sur le 5Dc, c’est un appareil numérique fabriqué par des photographes argentiques (et c’est la réalité).

Son charme repose sur son autofocus satisfaisant (central), sa qualité d’image à couper le souffle pour du 12,8 Mégapixels, et son rendu des images avec un grain particulier.

Bref, c’était que du bonheur, jusqu’â ce que ma copine y touche ce que j’utilise une bague macro chinoise qui à provoqué un court-circuit. Bref, il est mort entre mes mains, c’était douloureux.

Mon court passage chez Sony :

A la fin de la carrière de mon 5Dc j’ai eu une excellente affaire d’occasion sur le Sony RX100 mark 3 (qui était à l’époque l’avant dernier modèle sorti). Un appareil ultra compact, ultra performant, et doté d’un viseur numérique pop-up.

Bref, c’était amusant, mais l’appareil faisait doublon avec mon 5D, et il glissait des mains. Alors même si ces résultats étaient bon, je m’en suis séparé.

Reflet du beffroi – Lille 2019
Lille 2019
Parc du Héron Villeneuve d’Ascq – 2019
Lille – 2019

C’est en fouillant dans mes archives pour trouver des photos d’illustrations que je réalise que ce petit RX100 M3 était quand même une tuerie, j’aurais peut-être du améliorer son ergonomie avec une petite poignet en bois.

Première apparition « éclaire » chez Leica :

Fan boy de la marque depuis un bail. Il faut pas se mentir, les boitiers sont tellement beaux, une fracture de la rétine. Pour ceux qui aiment les beaux objets et le design, vous serrez servi.

Alors, j’ai acheté un M8. Parce que c’est le M numérique le plus abordable (Entre 800 et 1000 euros le boitier).

Mais, un Leica, n’est pas à mettre dans toutes les mains. Je m’étais habitué sans le vouloir aux automatismes proposés par mes appareils, alors j’ai eu du mal au début avec cet appareil tout manuel.

La sensation de faire de la photographie argentique est omniprésente lorsque tu as un M numérique entre les mains. Le bruit du shutter, l’impossibilité de faire des rafales, l’obligation de prendre un peu plus de temps à cadrer et le temps de régler tes paramètres pour prendre une photo parfaitement exposés à ralenti vachement le photographe pressé que j’étais.

Voilà un fichier JPEG SOOC, un autoportrait sans moi
Saint-Cyprien – 2019
Collioure – 2019

C’est indéniable, j’ai une nette préférence pour les photos que j’ai réalisé avec un M. Franchement pour un fichier JPEG, d’un appareil qui date de 2008 c’est vraiment incroyable. Encore là une preuve que le nombre de pixel n’est pour rien dans la sensation de netteté d’un image.

C’est avec horreur que très rapidement que j’ai réalisé que le placement de toutes mes économies dans un M8 avec un 28 MM F1.9 Voigtlander LTM était risqué lorsque j’ai appris que le capteur du M8 souffrait d’un risque énorme d’une mort imminente. J’avais tout les symptômes, pixels chaud, colonnes de pixels chauds, bred la mort au tournant.

Bref, vendu un mois après avoir acheté le boitier. C’était court, mais intense. Résolu à ne plus prendre de risque, quoi de mieux qu’un Canon 5D « Moderne » ?

Mon retour chez CANON :

Pour avoir de la solidité, j’ai donc pensé à l’indestructible Canon 5D mark 3. Un appareil carrément performant, avec un autofocus extra, une capacité vidéo excellente et un parc optique énorme.

Bon, ce boitier il est gros, très gros. Je me suis dit que c’était le prix à payer pour avoir un boitier full frame solide. J’ai d’abord utilisé le boitier avec un 50mm F1.8 à baïonnette métal que j’avais gardé de mon 5Dc. J’ai ensuite eu un excellent 17-40 L F2.8. C’était vraiment marrant d’utiliser un zoom grand angle. Mais avec le temps je voulais un appareil parfaitement tropicalisé et surtout une focale fixe. J’ai donc investi dans une optique qui suivait, le 50mm F1.2 L qui était tout bonnement extra ordinaire.

Voici quelques images avec ces différents kit :

Portrait d’Adèle pendant le premier confinement – 2020
Lille – 2020
Lille – 2019
Ruine de l’abbaye de Saint-Omer – 2019

J’ai produit pendant cette période 5D3 x 50mm F1.2 d’excellentes photos, néanmoins, la taille du boitier, la lourdeur de l’ensemble me pèse vraiment.

Passage furtif chez Fuji :

Il faut bien un passage chez Fuji, c’est normal, aujourd’hui Fuji est l’un des acteurs pionniers dans le marché de l’appareil photo. Avec sa série X100 et XPRO impossible de lui résister. J’ai acheté d’occasion un Fuji X30, j’ai eu quasiment aussitôt une proposition d’échange contre un X100T. Alors bon, pourquoi résister ?
Au final, j’ai même pas utiliser ce X100T plus d’une semaine sans le vendre pour acheter le 50mm F1.2 (avec la vente complémentaire du GR1V).

Boitier bonus : Ricoh GR1V

Rapide passage chez Ricoh avec ce mythique GR1V, appareil favori de Daido Moriyama. J’ai produit qu’une pellicule avec cet appareil, par peur de briser le NAP qui permet de déployer l’objectif. Bref, revendu très vite (acheté à très bon prix). Mais n’était pas argentique shooter, et quand j’ai vu la côte de l’appareil sur ebay je l’ai vite considéré comme une pile d’argent.

J’suis mauvais en scan d’une pellicule de périmée depuis 15 ans non ?

Appareil final : Le Leica M (Type 240)

Bon, après avoir eu le dos cassé avec le 5D3, après avoir remplis tout mes disques durs à une vite grand V, après avoir eu marre de choisir une photo dans une rafale de 10 images, j’avais envie de repartir à la source.

Mon M8, je l’avais revendu avec tristesse et avec amertume. Alors pour faire simple en deux mots depuis mon retour chez Leica : BONHEUR et INSPIRATION.

J’apprend à cadrer, je soigne mes images et je cherche enfin de lier le fond et la forme.

Bref, j’aime plus que tout mon boitier, et encore plus depuis que j’ai ce 35mm Summicron ASPH V1 F2.

Lille – 2021

CONCLUSION :

En exposant mon errance dans le matériel, j’essaie de montrer que , peu-importe le matériel, tout ce qui compte, c’est le photographe qui l’utilise.

Le nombre de pixel ne veut rien dire, la valeur du matériel ne fait pas de vous un meilleur photographe, et surtout ce qui vous fait évoluer, c’est le temps et l’expérience.

Vos 10 000 premières photos seront les pires.

Henri Cartier-Bresson

Seule l’expérience vous permet d’accéder à une photographie qui plait le plus, vos goûts évolueront et vos exigences aussi.

La photographie est un mode de vie et chacun utilisera son besoin matériel comme moteur créatif. Et une chose est sur, il vaut mieux viser le qualitatif que le quantitatif. Si je suis chez Leica c’est parce que personne sur le marché propose un appareil photo tout manuel numérique, personne sur le marché produit un boitier aussi beau et aussi fiable que le M240. Mes seules possibilités dans ce créneaux étaient soit : le EPSON RD1 ou le PIXII du constructeur Français. L’un date de 2004 et l’autre coûte plus cher que le M240 d’occasion.

Mais je garde mes arguments pour un futur article, qui sera une déclaration d’amour à ce boitier mal-aimé chez Leica.

Le photographe doit trouver ce qu’il aime dans la photographie, il doit trouver son style, et en fonction de cela, il trouvera l’appareil qui l’accompagnera, il doit l’inspirer et devenir une extension de lui.

Lorsque vous débutez, n’allez pas acheter tout de suite un boiter neuf, car vous ne savez pas d’abord si la photographie est faite pour vous. Comme cela, si cela ne vous plait pas alors vous allez pouvoir revendre votre matériel sans perte. Sinon si cela vous plait, vous allez pouvoir vous tourner vers l’appareil qui vous conviendra le mieux, et ainsi de suite. Mais vraiment, tourner vous vers le marché de l’occasion, vous économiserez de l’argent mais surtout le prix trop élevé de votre matériel neuf pourrait soit vous freiner à l’utiliser, soit vous décourager face aux résultats peu convaincant que vous aurez forcement au début.

Si j’ai aujourd’hui le matériel que j’ai, c’est grâce au marché de l’occasion. J’ai acheté et revendu parfois plus cher le matériel que j’avais déjà acheté d’occasion, parfois fait des bonnes affaires sur de l’argentique ou numérique, des trocs intéressants qui m’ont permis d’élargir le portefeuille (très) serré de l’étudiant que je suis.

Au final, à chaque achat en occasion, j’ai épargné sans le savoir pour mon prochain appareil.

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